| |
1939 - LA MOBILISATION GENERALE
En plein été, le 23 août 1939, le monde entier est stupéfait par l’incroyable nouvelle : les ministres des affaires étrangères de l’Allemagne et de l’Union soviétique viennent de signer à Moscou un pacte de non agression. Une clause secrète de ce pacte prévoit même le partage de la Pologne le mois suivant. Le 25 août, Chamberlain confirme sa déclaration du 31 mars sur le soutien de la Grande-Bretagne à la Pologne par la signature à Londres d’un accord anglo-polonais.
Le 1er septembre 1939, sans déclaration de guerre préalable, 52 divisions de la Wehrmacht franchissent la frontière polonaise. Ausitôt, la radio française annonce aussitôt la mobilisation générale décrétée par le gouvernement pour le lendemain.
Cette mobilisation, qui concerne 4 734 250 Français, est confirmée par voie d’affichage. Ces soldats mobilisés représentent 11,4 % de la population française et 40 % de la population active masculine.
Les Allemands ne retirent pas leurs troupes de Pologne comme le demandent les gouvernements français et britannique. Du coup, le 3 septembre à 11 h, l’Angleterre, qui avait rétabli le service militaire obligatoire le 27 avril, entre en guerre contre l’Allemagne. Elle constitue un Cabinet de Guerre dirigé par Sir Winston Churchill, Premier Lord de l’Amirauté et déclare le blocus naval de l’Allemagne. Trois pays du Commonwealth, l’Australie, l’Inde et la Nouvelle-Zélande entrent en guerre au côté de la Grande-Bretagne. Les Français entrent à leur tour en guerre contre l’Allemagne à 17 h, ils constitueront le 13 septembre un Cabinet de Guerre qui sera dirigé par Daladier, qui cumule les fonctions de Président du Conseil, de ministre de la Défense nationale et de ministre des Affaires étrangères.
|
|